Psychologue, psychiatre, structures publiques : qui fait quoi et ce qui est pris en charge.
Le psychologue : pour parler, comprendre et être accompagné.
Il est formé à l'évaluation et à l'accompagnement psychologique et peut proposer des
entretiens, des psychothérapies et, selon sa formation, des évaluations ou des tests.
Il n'est pas médecin et ne prescrit pas de médicaments. En libéral, vous pouvez le
consulter directement. Ses honoraires sont généralement à votre charge, sauf prise en
charge par votre complémentaire santé ou dans le cadre de dispositifs spécifiques.
Le psychiatre : lorsqu'une évaluation médicale est
nécessaire. Le psychiatre est un médecin spécialisé en santé mentale. Il peut
établir un diagnostic médical, prescrire ou ajuster un traitement et proposer un suivi.
Ses consultations sont remboursées par l'Assurance maladie selon les règles habituelles
des consultations médicales. Les délais de rendez-vous peuvent être importants et varient
selon les territoires.
Le centre médico-psychologique : une prise en charge
publique et pluridisciplinaire. Les CMP accueillent les personnes selon leur lieu
de résidence et réunissent différents professionnels : psychiatres, psychologues,
infirmiers, assistants sociaux. Les soins y sont pris en charge sans avance de frais.
Il existe également des CMP pour enfants et adolescents. Les délais d'accès sont variables
et peuvent parfois être très longs.
Et « Mon soutien psy » ? Dès 3 ans, enfants,
adolescents et adultes présentant une souffrance psychique légère à modérée peuvent
bénéficier de 12 séances au maximum par année civile avec un psychologue partenaire :
1 entretien d'évaluation et jusqu'à 11 séances de suivi. L'accès est direct, sans
prescription médicale obligatoire. La séance est fixée à 50 €, sans dépassement
d'honoraires : 60 % sont remboursés par l'Assurance maladie et les 40 % restants peuvent
être pris en charge par la complémentaire santé. Pour un mineur, l'accord des titulaires
de l'autorité parentale est nécessaire. À partir du 1er octobre 2026, la part prise en
charge par l'Assurance maladie n'aura plus à être avancée.
Ce dispositif ne convient pas à toutes les
situations. Il est réservé aux souffrances d'intensité légère à modérée. Il ne
s'applique pas aux formes sévères de dépression ou d'anxiété, aux troubles du comportement
alimentaire présentant des signes de gravité, à la crise suicidaire, ni à une dépendance à
des substances. Ces situations relèvent d'une prise en charge médicale spécialisée, auprès
d'un psychiatre ou d'un centre médico-psychologique.
Vous êtes étudiant ? Vous pouvez également
bénéficier de Santé Psy Étudiant : jusqu'à 12 séances gratuites de 45 minutes par année
universitaire, du 1er septembre au 31 août, sans prescription ni avance de frais, auprès
d'un psychologue partenaire. Les séances non utilisées ne se reportent pas d'une année sur
l'autre. Ce dispositif est cumulable avec Mon soutien psy, ce qui porte à 24 le nombre de
séances possibles dans l'année. Les étudiants peuvent également s'adresser aux services de
santé étudiante ou aux bureaux d'aide psychologique universitaire.
Pour les enfants et adolescents, d'autres portes
d'entrée existent. Les CMP enfants et adolescents proposent une prise en charge
par une équipe spécialisée. Les maisons des adolescents accueillent, écoutent, évaluent et
orientent les jeunes et leur entourage. Les points accueil écoute jeunes offrent également
un accueil de proximité, confidentiel et gratuit, pour parler d'un mal-être ou d'une
difficulté et être orienté si nécessaire.
Pour les adultes, d'autres ressources peuvent être
mobilisées. En plus des CMP, plusieurs solutions existent selon votre situation :
services de prévention et de santé au travail pour les salariés, dispositifs proposés par
certaines complémentaires santé ou employeurs, structures d'accompagnement pour les
personnes en recherche d'emploi, ou encore associations spécialisées, notamment d'aide aux
victimes. Ces dispositifs ne proposent pas tous une psychothérapie, mais peuvent offrir
écoute, soutien et orientation vers une prise en charge adaptée.
Il n'existe pas une seule « bonne porte ». L'important est de
trouver un premier interlocuteur accessible, qui pourra vous accompagner ou vous orienter
vers une prise en charge plus adaptée si nécessaire.
Ces dispositifs évoluent
régulièrement. Les conditions à jour figurent sur ameli.fr et sur
santepsy.etudiant.gouv.fr.
Cette fiche ne remplace pas un avis médical. Si votre situation vous inquiète,
parlez-en à un professionnel de santé.